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e diel, qershor 04, 2006

POURQUOI SIMBAD ?

Pourquoi mon premier blog fut baptisé Simbad le marin ? Pour satisfaire dans un premier temps la curiosité de mes collègues et amis, ayant tous a priori posé la même question, j’aimerais leur dire que tout s’est passé de manière imprévisible, comme s'il s’agissait d’un petit truc, descendu bizarrement d’un seul coup du fond de mon inconscient et qui se précipitait dans le but de révéler une séquence de mémoire déjà coincée quelque part dans mon cerveau depuis trente ans. C’était presque comme un arc électrique qui provoqua la vibration sonore: Simbaaaad le Maaariiin ! A quoi cet écho me menait - il ? Cette explosion métaphysico - verbale m’avait déjà mené très loin jusqu'à revivre la dernière période de mon enfance, lorsque je dévorais à en perdre haleine des extraits entiers du roman d’Alexandre Dumas “Le Comte de Monte - Cristo”, dont le héros principal Edmond Dantès, immortalisé plus tard par le célèbre Jean Marais dans le cinéma français, allait devenir l’idole de mon adolescence. Dans un deuxième temps, Simbad le marin, appelé aussi l’Odyssée du Moyen Age, allait revivifier dans mon inconscient l’ambition humaine pour se frayer de nouveaux chemins, pour découvrir et capter des horizons aux dimensions encore inexplorées et inédites. C’est dans cette optique là que les conquêtes maritimes de Simbad - l’audacieux vers les mystères orientaux sont significativement évoquées par Guy de Maupassant: "Le voyage est une espèce de porte par où l'on sort de la réalité comme pour pénétrer dans une réalité inexplorée qui semble un rêve" - nous conduisent à l’heure actuelle, vers les voyages imaginaires de l’homme moderne sur Internet. C’est fascinant de croiser des millions de gens tous les jours, s’accrochant sans relâche à de nouvelles pistes et réseaux pour décrypter virtuellement les variables inconnues de leur propre univers ainsi que celles de l’Autre. Il s’agit d’un parcours curieux plein de bousculades, de surprises, de mirages, de fées, d’amours mais aussi de déceptions, de remords et de paradoxes. Quasi perdu dans ce nouvel enjeu, je me demande si cette trajectoire virtuelle sans fin, ne symbolise pas métaphoriquement l'immensité de l’ambition humaine à l’égard d’une autre aventure - voyage qui amène sans cesse à l’ouverture sur l’Autre. Béni déjà de nom et d’esprit, comme Simbad le marin, je préfère me lancer enfin dans un voyage fait d'errance et d'éternité, un voyage sans retour et vidé du désir de trouver un jour l’Ithaque - rêve du poète grec Constantin Kavafis. Sinon le sens de ma vie cesserait d'exister. Enfin, allez Simbad, dépêche-toi, dresse les voiles! Dans un instant, nous partirons ensemble pour des voyages sans retours dans l'inlassable quête sur l’esprit humain, cet éternel inconnu …